AMP > Formations > Master > Cours magistral en « villes et (...) > Comprendre, Transformer, Concevoir (...)
Année : 2020

Comprendre, Transformer, Concevoir / Master 1 - semestre 8

PRÉSENTATION ET OBJECTIFS

Les alertes, alarmes y compris catastrophistes relatives aux effets destructeurs pour la vie sur Terre, induits par des modes de développement de plus en plus énergivores fondés sur des ressources fossiles non renouvelables aux échelles temporelles de l’humanité ne sont pas récentes. À l’œuvre depuis de longue date, ce n’est qu’aujourd’hui que les conséquences irréversibles se font sentir. L’expression américaine « Global Change » marque à quel point cela concerne tous les lieux et les peuples de la Terre. L’expression « Changement climatique » n’est pas seulement à comprendre du point de vue scientifique du climat, mais bien au cœur d’un processus complexe embarquant tous les éléments du Système Terre, homme y compris.
Un mot a émergé de cette scène : l’anthropocène, littéralement l’ère (géologique) de l’homme (Anthropos). Apparu entre les deux guerres, il est popularisé par un météorologiste et chimiste de l’atmosphère néerlandais associé à un biologiste et journaliste américain pour désigner la transformation des conditions physico-chimiques et biologiques de la vie sur terre du fait des activités humaines. Il a mis plus de 60 ans pour être aujourd’hui repris par toutes les bouches tant celles des scientifiques, que celles des intellectuels et chercheurs de toutes les disciplines et maintenant celles des médias et des hommes politiques. Parmi les activités humaines, l’acte de bâtir, d’aménager l’espace, d’équiper les territoires, de s’agglutiner dans des villes devenues métropoles, couplé avec les facilitées offertes à ceux de plus en plus nombreux qui le peuvent de découvrir d’autres parties même les plus reculées de la Terre, et de s’ouvrir à d’autres manières de penser, de vivre, d’habiter, de bâtir, de se nourrir, participent de cette transformation des conditions de vie sur Terre.
Effet de serre, trou dans la couche d’ozone, , pollution, accentuation des risques climatiques, érosion de la biodiversité... l’urgence à agir est sonnée. Après les grands principes du développement durable et d’une économie vertueuse, l’heure est à l’action pour assurer les transitions, en particulier dans trois domaines : les transitions énergétiques, écologiques, numériques.

La focale de cet enseignement de master réparti sur deux semestres (S8 & S9) est celle des transitions écologiques. Elle débordera nécessairement sur les transitions énergétiques. Porté par les enseignants du champ Ville et Territoires, c’est à ces deux échelles que cet enseignement est construit avec une approche résolument critique afin de mieux comprendre, avec les étudiants, les raisons et les processus, analyser les projets, faire, expérimenter, inventer : spatialiser les enjeux des transitions écologiques.
Face à la complexité des questions soulevées par ces transitions, il est apparu plus adéquat et pertinent de mettre en débat des ensembles d’interventions, plutôt que d’avancer en maître et possesseur du savoir sur l’actualité de ce domaine. Ces ensembles sont formés autour de sessions désignées par des verbes qui pour ces deux premières semestres sont : COMPRENDRE, TRANSFORMER, CONCEVOIR (S8) ; FAIRE et EXPÉRIMENTER (S9).