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Année : 2012
Auteur :
Mannisi, Alban

Panarchie, Hétérarchie, Autonomie. Penser l’hétéronomie

Alban Mannisi, « Panarchie, Hétérarchie, Autonomie. Penser l’hétéronomie », dans Éclectiques, 3, 2012, FFJ, Japon, pp. 50-57

Penser l’appartenance consiste à aborder notre relation à la biosphère où règnent humains et non humains. Cette interrogation surgit le plus souvent dans le cadre d’une identification comme être participant d’une communauté et d’un lieu. Que peuvent bien alors recouvrir des expressions telles qu’ “être issu de”, avoir et être la “fibre de ce tissu urbain et paysagé” si ce n’est le fait d’être emmailloté dans ce qu’une société coud de la géographie des êtres et de la nature qui la composent et renvoie, pour finir, à cette dépendance ou ce devoir envers “ce que l’on est, ce qui nous fait” ?
Il s’agit donc de se penser tout ou partie autre que soi lorsqu’on hésite déjà ordinairement à savoir si l’on s’appartient soi-même. Appartenir, décrypter la notion pourrait nous faire dériver vers la pente obscure d’une aliénation mais que nous laisserons aux post-marxistes combatifs de la pétrifiante condition de nos ‘villes et territoires machine’. Nous nous intéresserons davantage ici au versant solaire qu’est l’alliance de l’individu à une communauté au cœur de ses stratégies politiques et environnementales qui lui permettent de s’appartenir, à soi et aux autres, tout en ayant la possibilité de s’en départir. Car, si appartenir requiert dans le même temps d’être en mesure de pouvoir nous tenir à part, il nous reste pour cela à nous représenter les contours sinon les limites de notre propre territoire.

Voir en ligne : Eclectiques-3-independance-et-appartenance