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Année : 2009
Auteur :
Laffage, Arnauld

Reconnaissance paysagère et cartographie sensible

LAFFAGE Arnauld, « Reconnaissance paysagère et cartographie sensible », in De l’enseignement du paysage en architecture, Teaching Landscape with Architecture (ouvrage en français, anglais, chinois), LAFFAGE Arnauld, NUSSAUME Yann (sous la dir.), édition de la Villette, 2009, Paris, pp. 286-289.

Résumé

Deux dimensions sont réunies dans la reconnaissance paysagère : l’approche sensible (plastique et inventive) et la démarche liée à l’aboutissement, au projet. La première phase de reconnaissance s’élabore en deux temps : un temps d’anticipation (sorte de fiction construite sur des ouï-dire, récits ou représentations verbales, références au déjà connu) et un temps de découverte interrogative, qui commence par la visite de terrain. Elle a pour objet la schématisation du regard posé sur un territoire comme autant de traces d’explorations, d’expérimentations sensibles. La deuxième phase, celle de l’élaboration de la connaissance, confronte les notes d’anticipation, fruit de la première phase, avec les cartes géographiques. Ce croisement permet de nouvelles hypothèses et favorise une anticipation qui se rapproche de la fiction, de la simulation d’un devenir. L’interprétation paysagère commence à ce niveau d’investigation et la dimension du projet prend alors forme.
La reconnaissance pédagogique favorise l’invention personnelle de nouvelles pratiques capables de répondre à la mutation des regards portés sur nos territoires.

Abstract

Two dimensions come together in the recognition of landscape : the artistic, inventive one, and the approach needed to carry through the project. The first phase of recognition involves two phases : a period of speculation (a kind of fiction built on hearsay, verbal stories or representations, references to the already-known) and a time of enquiring discovery that begins with visiting the terrain. The goal here is to schematise the vision of the territory as so many traces of explorations and sensorial experiments. The second phase, that of devel- oping knowledge, compares the speculation produced in the first phase with geographical maps. This cross-checking makes it possible to formulate new hypotheses and is conducive to speculation that approaches fiction : the simulation of a becoming. Landscape interpre- tation begins at this level of investigation and the project dimension can now take shape. Pedagogical recognition is conducive to the personal invention of new practices that can respond to the evolution of the way we envisage our territories.