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Yann NUSSAUME (dir.), Individuel Dess(e)in. Quel avenir pour le parc des maisons individuelles en première couronne des agglomérations françaises face à la transition énergétique ?, Projet financé par le ministère de la Culture dans le cadre du programme interministériel de recherche « Architecture du XXe siècle, matière à projet pour la ville durable du XXIe siècle », 3e session, 2019-2021.

Individuel Dess(e)in. Quel avenir pour le parc des maisons individuelles en première couronne des agglomérations françaises face à la transition énergétique ?

Contrat de recherche débuté en janvier 2019

Projet financé par le ministère de la Culture dans le cadre du programme interministériel de recherche « Architecture du XXe siècle, matière à projet pour la ville durable du XXIe siècle », 3e session.

Responsable scientifique : Yann NUSSAUME, Professeur Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris la Villette, co-directeur de l’Unité de recherche « Architecture Milieu Paysage » (UR AMP-MC/ENSAPLV/HESAM)

Equipes partenaires :

AMP, UMR LAVUE ENSA Paris-La-Villette
CRENAU, UMR AAU, ENSA Nantes
CRESSON, UMR AAU, ENSA Grenoble
GRECCAU, ENSA Bordeaux
Agences d’architecture Néodomus et Chartier/Dalix

Objectifs de la recherche et terrains d’étude

Ce projet de recherche propose d’étudier l’adaptation et la transformation du parc des maisons individuelles existantes en première couronne de grandes agglomérations françaises (Paris, Nantes, Orléans, Grenoble) au regard des nouvelles exigences de confort thermique et spatial. Notre proposition vise à rendre convergentes deux séries de questionnements : d’une part, interroger la notion controversée d’obsolescence de la maison individuelle, et d’autre part, mettre en évidence les enjeux patrimoniaux de la réhabilitation de ce bâti existant.
Nous nous intéressons plus particulièrement à la manière de repenser ce patrimoine du XXe siècle à partir des méthodes d’éco-rénovation, et de la formalisation d’extensions architecturales en adéquation avec les évolutions thermiques contemporaines.

Ces quinze dernières années, en France, plusieurs mesures ont été prises. Suite au Grenelle de l’Environnement en 2007, les lois Grenelle 1 (3 août 2009) et Grenelle 2 (12 juillet 2010) ont été votées. Celles-ci stipulent une rénovation des constructions existantes (art. 5), et fixent une limite de la consommation des bâtiments neufs en énergie primaire à 50 kWh/m²/an (art. 4). Cette dernière exigence a été mise en place avec la RT 2012 (réglementation thermique). La future RT 2020 devrait quant à elle entraîner la construction de bâtiments à énergie positive (BEPOS). La loi ALUR (14 mars 2014) favorise, elle, une densification du pavillonnaire en supprimant les COS (Coefficient d’Occupation des Sols) et la dimension minimale des surfaces de terrain pour construire.

Dans le cadre de cette recherche, nous nous intéressons à la manière de repenser le patrimoine bâti de MI. Il s’agit de documenter les évolutions de diverses situations du parc à partir de plusieurs terrains, au prisme des trajectoires habitantes de différents types de propriétaires. L’équipe en charge de cette recherche regroupe des membres de l’équipe AMP de l’ENSA de Paris la Villette, des équipes CRENAU de l’ENSA de Nantes et CRESSON de l’ENSA de Grenoble appartenant à l’UMR AAU, de l’agence Tarik Meziane, de l’Agence d’Architecture Chartier/Dalix et de l’équipe GRECCAU de l’ENSA de Bordeaux.

En accord avec le projet de recherche présenté, quatre terrains d’études ont été choisis et un travail d’investigation a débuté sur chacun d’eux. AMP est en charge du secteur d’étude Ormeaux-Renards à Fontenay-aux-Roses ; le CRENAU du quartier Claire-Cité, un ensemble de maisons « castors » auto-construit de 1953 à 1955 dans la commune de Rezé en périphérie de Nantes ; le CRESSON du Domaine Saint-Hughes à Saint-Egrève réalisé au milieu des années 60 ; et l’agence Tarik Meziane avec Caroline Varlet (AMP) de la Cité Foch à Olivet bâtie dans les années 50 pour abriter à l’origine des soldats américains.

La recherche comprend trois volets :

Une réflexion sur les implications des normes thermiques actuelles sur les maisons individuelles existantes, qui s’appuiera sur un travail d’inventaire localisé et sur une enquête croisant une analyse à la fois quantitative et qualitative évaluant la soutenabilité de ces habitats auprès des acteurs concernés ;
Une étude sur la réhabilitation et la préservation possibles des qualités patrimoniales des maisons individuelles existantes au regard des enjeux environnementaux contemporains du XXIe siècle ;
Une expérimentation projectuelle associant expertise et pédagogie et intégrant un aspect comparatif.

L’objectif, à terme, est double :

D’une part, produire une synthèse actualisée des connaissances sur le devenir du parc des maisons individuelles en première couronne des agglomérations françaises, questionnant l’obsolescence de ce patrimoine face aux enjeux de la transition énergétique contemporaine, par des enquêtes auprès des différents acteurs concernés et par une exploration des solutions formelles et techniques par le projet ;
D’autre part, conduire un programme de recherche en synergie interdisciplinaire entre praticiens et chercheurs, dont les résultats seront appropriables conjointement et transversalement par tous, afin d’élaborer un paysage bâti soutenable.