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Thèse Philippe Hilaire, ...du pittoresque dans les paysages d’aujourd’hui

Philippe Hilaire, Le libre parcours : présences du pittoresque dans les paysages aujourd’hui, thèse réalisée sous la direction de M. Jean-Patrice Courtois, 2016.

Le libre parcours : présences du pittoresque dans les paysages aujourd’hui

Philippe Hilaire, après avoir soutenu sa thèse le 22 septembre 2016, a obtenu le diplôme de Doctorat en Histoire, histoire de l’art et archéologie. Histoire et sémiologie du texte et de l’image de l’Université Paris VII Denis Diderot

Résumé :
Issu du monde de la pratique paysagère, je ne pouvais pas ignorer le mouvement dialectique qui s’établit entre l’expérience physique de l’espace et sa représentation. La recherche s’organise à propos d’espaces concrets et de propositions théoriques parfois extérieures au champ de la pratique paysagère.
C’est à travers cette double composante que le paysage et sa représentation in situ : le jardin, ou ses représentations in visu seront explorés.
L’approche qui, sans être culturaliste au sens que ce mot a pris dans le débat des idées contemporaines, n’en n’est pas moins articulée à une forte présence de la culture dans la compréhension des phénomènes liés au paysage. Cette position permet à la fois la critique d’un formalisme appuyé sur un « picturalisme » puissant, et d’un nouveau naturalisme à peine né et déjà académique qui en tente la critique sans y parvenir néanmoins puisqu’il tombe dans le même travers d’une forme toujours déclinée à partir d’un dogme – dans un cas géométrique et dans l’autre écologique – sans le plus souvent envisager la relation de l’application de ce dogme au lieu et aux corps qui l’habitent.

L’entrée initiale par la catégorie du pittoresque n’est pas pour autant abandonnée.
En effet, à notre insu le plus souvent, les caractères du pittoresque impriment en nous les fondements de notre jugement esthétique sur les représentations picturales ou jardinées de la nature. Des formes contemporaines du pittoresque sont alors décrites comme des opérateurs de nos pratiques vis-à-vis de l’espace.
Aujourd’hui, c’est de nouveau ce lien entre expérience et représentation que je tente de mettre au jour pour faire apparaître ce que j’ai appelé le « libre parcours ».

Thèse réalisée sous la direction de M. Jean-Patrice COURTOIS

Membres du jury
Jean-François Cottier, Professeur des universités en langue et littérature latines, université Paris-Diderot
Jean-Patrice Courtois, Maître de conférence, HDR, université Paris-Diderot, Directeur d’étude
Bernard Lassus, Paysagiste DPLMA, Ancien professeur de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris
Joëlle Le Marec, Professeur des universités, université de Paris – Sorbonne, Rapporteur
Yann Nussaume, Architecte, Professeur des écoles d’architecture, HDR, ENS d’Architecture Paris La Villette, Rapporteur
Philippe Nys, Philosophe, professeur émérite, université de Paris VIII – Vincennes Saint-Denis, Président du jury

La thèse de Philippe Hilaire est téléchargeable sur le site theses.fr :
http://www.theses.fr/2016USPCC174

English translation

Abstract
Coming from the world of landscape practice, I could not ignore the dialectical movement that develops between the physical experience of space and its representation. The research is organized from trips and detours about concrete spaces and sometimes external theoretical proposals from the field of landscape practice.
It is through this dual component that the landscape and its representation in situ : the garden, or its representations, will be explored.
The approach is not culturalist, in the sense that this word has taken in the debate of contemporary ideas. It is nonetheless articulated to a strong presence of culture in understanding the phenomena related to the landscape. This position allows both the criticism of a formalism pressed on a powerful "picturialism", and a new naturalism just born and already academic who tries, unsuccessfully, the criticism of it, and fall however into the same trap of a form declined from a dogma, geometric on one side and ecological on the other, without consider the relationship of the application of this dogma to the bodies that inhabit spaces.

The initial input by the picturesque category is not abandoned.
In fact, unknown to us more often, the picturesque’s features give us the foundation for our aesthetic judgment on pictorial or gardened representations of nature. Contemporary forms of the picturesque are then described as operators to our space practices.
Today it is the link between experience and representation that I try to bring to light to show what I have called "le libre parcours."